Mobilisation générale pour Anne Vignot !
Certains banalisent cette hypothèse… Ça ne serait pas si grave ? Ce n’est pas mon avis. Car le candidat de la droite n’a pas grand-chose à voir avec l’image du bon gars rassembleur qu’il cherche à vendre aux électeurs les moins informés.
Vous avez toujours voté à gauche ? Pour Robert Schwint, Marie-Guite Dufay, Paulette Guinchard, Jean-Louis Fousseret ? Comme moi, Anne Vignot s’inscrit dans cet héritage. Aucune de vos voix ne doit lui manquer dimanche.
J’en appelle à l’ensemble des électeurs bisontins et notamment à celles et ceux qui m’ont fait confiance lors des élections législatives de juillet 2024.
Au 2ème tour, j’avais en face de moi un candidat du Rassemblement national. Conscient de la menace, le candidat centriste s’est alors retiré. Avec un grand sens des responsabilités, ses électeurs du 1er tour ont joint leurs voix au 2ème tour aux électeurs de gauche dans leur diversité.
Nous sommes aujourd’hui dans une situation très proche.
Au-delà du choix d’une personnalité ou d’une équipe, c’est bien d’un choix de société qu’il s’agit.
Même si tout n’a pas été parfait, même s’il nous est arrivé de râler dans un embouteillage ou d’être à l’occasion en désaccord, nous sommes heureux de vivre dans une ville bien gérée, où l’endettement a été réduit et la capacité d’investissement améliorée, dans une ville pleine de vie, où la culture compte, où l’éducation, la jeunesse et la culture sont des priorités, où le chômage reste inférieur au taux national, grâce à la vitalité de la recherche et de l’industrie, accompagnées par la ville, grâce aussi aux emplois de l’économie sociale et solidaire, bien plus vivante ici qu’ailleurs.
La place de la Révolution, réhabilitée, est redevenue un cœur battant de Besançon.
Le réseau de transports publics est l’un des moins chers de France.
La gratuité des transports publics le samedi est plébiscitée.
La rénovation thermique des écoles, des crèches et des gymnases améliore le confort et réduit les factures.
La qualité des repas à la cantine, accessibles à tous, est unanimement appréciée.
Et les premiers m³ d’eau sont gratuits !
Il est amusant – et choquant aussi – de noter que des politiques plébiscitées partout, qu’elles soient conduites par des maires de gauche, de droite ou écologistes, sont sujets de vaines polémique ici. Végétaliser la ville pour la climatiser, réduire la place de la voiture pour limiter le bruit et améliorer la qualité de l’air, produire localement de l’énergie solaire ou géothermique, c’est partout une évidence !
Or, que propose le candidat de droite, sur le mode « c’était mieux avant » ? De rouvrir le pont de la République aux voitures ? De déplacer la mairie (une trentaine de millions d’euros !), le bâtiment actuel ne lui paraissant pas assez prestigieux ? De construire une grande Arena, en concurrence de la Rodia, du Palais des Sports et de Micropolis ? Au prix de quelles coupes dans les budgets des services à la population ? Cette vision passéiste n’est pas l’avenir que nous souhaitons pour Besançon.
Reste le sujet de la sécurité, bien trop sérieux pour être livré à la polémique et aux « y’à qu’à faut qu’on ». Assurer une bonne coordination entre les policiers municipaux et la police nationale ? C’est déjà le cas… Exiger un second commissariat à Planoise ? Anne Vignot a fait le job. En revanche, doter les policiers municipaux d’armes létales – un terme policé et flou pour dire « mortelles », pour dire « qui tuent » – n’empêcherait pas les narco-trafiquants, planqués à Dubaï, de promettre de l’argent facile aux gamins qui assurent la veille au pied des immeubles. Combattre le crime organisé, démanteler les réseaux, traquer l’argent du trafic et le confisquer, suppose un engagement de longue haleine, pas une polémique de campagne.
Pour certains, Anne Vignot n’est pas assez à gauche ? Pour d’autres, elle l’est trop. Agressivement, certains dénoncent « l’alliance avec LFI », un accord purement technique qui permettra à 10 % des électeurs d’être représentés démocratiquement au Conseil municipal, sans délégations, sans possibilité de blocage de la majorité municipale.
C’est l’heure ! L’heure du sursaut ! L’heure de dépasser les irritations d’un instant et les clivages artificiels.
Je vous invite à ne pas laisser la peur vous dicter votre vote et, fidèles à l’histoire de Besançon, à voter dimanche 22 mars, pour une ville vivante, juste et humaine, avec Anne Vignot.
Dominique Voynet
Députée de la 2ème circonscription du Doubs
